Par Joël Onana
Le Premier ministre belge Bart De Wever a évoqué la possibilité d’un « deal » avec la Russie afin de sortir de l’impasse créée par le conflit en Ukraine. S’exprimant samedi 14 mars, le chef du gouvernement belge a estimé que les Européens disposent de peu de moyens pour contraindre réellement Vladimir Putin.
« Comme on n’est pas capable de menacer Poutine, il ne reste qu’une méthode : trouver un accord », a-t-il déclaré, plaidant pour une approche pragmatique dans la gestion du conflit.
Selon lui, l’Union européenne devrait envisager une négociation avec Russie qui permettrait, à terme, de revoir ou d’alléger certaines sanctions économiques imposées depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Les propos du Premier ministre belge interviennent alors que plusieurs pays européens restent divisés sur la stratégie à adopter face à Moscou, certains plaidant pour un maintien strict des sanctions tandis que d’autres évoquent de plus en plus ouvertement la nécessité d’une solution diplomatique.
Depuis le déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, l’Union européenne a adopté une série de sanctions économiques majeures contre la Russie, visant notamment les secteurs bancaire, énergétique et technologique. Malgré ces mesures et le soutien militaire occidental à l’Ukraine, le conflit se poursuit, alimentant les débats en Europe sur l’efficacité et la durée de cette stratégie face au Kremlin dirigé par Vladimir Putin.
