Par Arlette Akoumou Nga
Selon les autorités, le document serait « biaisé » et fondé sur des informations inexactes.Dans son rapport, publié la semaine dernière, Human Rights Watch dénonçait notamment des « violations graves des droits fondamentaux », y compris des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires et des restrictions à la liberté de la presse.
L’organisation a appelé les autorités à renforcer la protection des civils dans un contexte marqué par l’insécurité croissante liée aux groupes armés dans plusieurs régions du pays.
Le ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement a réagi en déclarant que « le Burkina Faso respecte les droits humains et s’efforce de sécuriser l’ensemble de son territoire malgré les défis sécuritaires majeurs ». Le communiqué affirme également que HRW aurait basé son rapport sur des témoignages isolés, « sans vérification indépendante sur le terrain ».
Les réactions à ce rejet sont partagées. Des organisations locales de défense des droits humains ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’elles perçoivent comme un manque de dialogue entre le gouvernement et les Ong internationales. « Ignorer ces rapports ne fera qu’aggraver la situation des populations vulnérables », a déclaré un représentant d’une ONG burkinabé.
Human Rights Watch, pour sa part, maintient ses conclusions et appelle à une enquête indépendante pour « garantir la protection des civils et des journalistes sur l’ensemble du territoire burkinabé ».
Le Burkina Faso, confronté depuis plusieurs années à une crise sécuritaire dans le nord et l’est du pays, fait régulièrement l’objet d’alertes de la part des Ong internationales et des Nations unies concernant la protection des droits humains.
