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Cameroun > 41ème Jif: Plaidoyer de Tomaïno Ndam Njoya pour une justice incluse de toutes les femmes et les filles

Le premier adjoint a lu son message de circonstance marquant l’ouverture du défilé de la Journée internationale de la femme ( Jif), le 8 mars 2026 à Foumban.

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Par Léopold DASSI NDJIDJOU

En présence du préfet du Noun et des autorités de la ville dont elle est la première magistrate, le premier adjoint représentant le maire Tomaïno Ndam Njoya a appelé l’assistance à un engagement pour la justice pour toutes les femmes et toutes les filles au-delà de l’aspect festif de la Jif. Elle a de ce fait exhorté l’assistance à la mettre fin à l’impunité; de sanctionner systématiquement
les agresseurs; d’écouter les femmes et filles victimes et d’agir rapidement ; de faire respecter les droits; d’établir des systèmes judiciaires à la portée des femmes, faciles à utiliser et dignes de confiance; de financer l’aide juridique; de supprimer les lois discriminatoires; de lutter contre les préjugés chaque fois qu’une décision est prise; d’investir dans la prévention, la protection et la réparation; de soutenir les femmes et les organisations qui militent pour faire évoluer les systèmes, car la justice ne bouge que lorsque le peuple l’exige. Elle conclut sur ce point en déclarant que le 8 mars est une action politique.

A côté de ceci, elle indique qu’en plus du Code de la famille, des lois contre les violences sexistes, les lois contre les violences domestiques, sont attendus depuis plus de 30 ans. Par ailleurs, déclare -t-elle, certaines pratiques traditionnelles subsistent alors qu’elles ne respectent pas la dignité humaine: mutilations génitales féminines, la dot, les rites du veuvage, entre autres. Aussi, la loi votée pour assister les femmes en matière de justice au Cameroun ne fonctionne pas, les femmes n’ont pas de moyens pour payer les avocats. Même quand elles en ont, elles sont victimes de sexisme. “En effet, quand les femmes signalent une injustice, elles sont ignorées; on ne les croit pas, elles sont même blåmées et réduites au silence. Leurs bourreaux agissent en toute impunité”, dit-elle pour conclure.

Les Odd de l’Onu et la Déclaration de Bejiing

L’autre temps fort du message de l’édile de la ville de Foumban a porté sur le temps qui court à son terme par rapport aux différentes Conventions pour l’amélioration des droits e la femme. Ainsi, 31 ans après la Déclaration de Beijing, la Communauté internationale est toujours en quête de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes dans le monde. A 4 ans de l’échéance dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable ( Odd) des Nations Unies, elle s’interroge sur le niveau d’avancement. Pour rappel, les 17 Odd des Nations Unies, adoptés en 2015 dans le cadre de l’Agenda 2030, forment un appel mondial pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité pour tous. Le N°5 parle de l’égalité des sexes, le N°8 appelle au travail décent et le N°16 à la paix et à la justice. Les femmes, et beaucoup plus encore les femmes en zones rurales continuent à être les maillons exposées à la pauvreté, la faim, avec une santé précaire; une éducation problématique. Tomaïno Ndam Njoya poursuit en indiquant que 54% des pays dans le monde ne disposent pas de définitions du viol fondées sur le consentement et 44% des pays sont dépourvus de lois garantissant un salaire égal à travail d’égale valeur.

Bien plus, 3 pays sur 4 autorisent le mariage des enfants privant les filles d’éducation et d’avenir. Sans Justice, les droits ne signifient rien. Les femmes et les filles ne disposent que de 64 % des droits légaux dont jouissent les hommes. Les femmes sont rejetées, on ne les croit pas, elles sont des victimes ou n’ont pas les moyens de se payer une assistance juridique.

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