Par Sandra Embollo
Dans une déclaration récente, Me Nsahlai a souligné que cette plainte vise à solliciter les autorités américaines, notamment le FBI et le ministère de la Justice, pour qu’elles ouvrent une enquête approfondie sur les fonds relatifs à ce match. « Nous avons des raisons juridiques solides, basées sur des entretiens avec nos clients et l’examen de documents, pour demander cette enquête. Selon nos informations crédibles, cet argent ne figure pas dans les comptes de la Fecafoot », a-t-il expliqué.
Parmi les clients de l’avocat figurent des présidents de clubs et un membre influent du comité exécutif, qui réclament la restitution de cette somme vitale pour le développement du football camerounais. « Ce fonds est essentiel pour le football national, il pourrait aider dans plusieurs domaines, mais jusqu’à présent, la Fécafoot n’en a pas bénéficié », a insisté Nsahlai.
L’enquête devra aussi vérifier l’authenticité des documents et des paiements fournis par Soccer United Marketing (Sum), l’organisme américain qui aurait effectué ce versement à la Fécafoot.
Déjà, l’avocat a annoncé que des démarches ont été engagées auprès des tribunaux fédéraux aux États-Unis, mais également auprès de la Fifa, de la Confédération africaine de football (Caf) et du Tribunal Arbitral du Sport (Tas).
Dans cette quête de transparence, Emmanuel Nsahlai insiste : « Nous ne cherchons qu’à voir clair dans cette affaire, pour le bien du football camerounais et de ses acteurs ». Cette affaire soulève une fois de plus la question de la gestion financière dans le football africain et rappelle l’importance d’une surveillance rigoureuse des flux financiers, surtout lorsqu’ils impliquent des organismes internationaux et des sommes conséquentes.
