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Cameroun | Affaire Martinez Zogo: Un avocat de la défense dénonce une enquête préliminaire “bâclée et à tête chercheuse”

Au cours de l'audience des 3 et 4 août, le commandant de la légion de gendarmerie du Centre au moment des faits a confirmé, durant la cross-examination de la partie civile et de la défense, les accusations qui pèsent sur trois suspects, en l'occurrence le patron du groupe L'Anecdote, l'ancien directeur des opérations et l'ancien patron de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre).

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Par Serge Aimé BIKOI

Réagissant à ces accusations, Me Seri Zokou, avocat de Léopold Maxime Eko Eko, bat en brèche les éléments de l’enquête préliminaire menée par le colonel Jean Pierre Otoulou et décrie une enquête jugée “manipulée”.

Les avocats de l’ancien directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), Léopold Maxime Eko Eko, ne pas encore entrés en scène pour faire leur contre-interrogatoire. Mais, ils ont réagi à la cross-examination des autres avocats de la défense. Cross-examination dans laquelle le colonel Jean Pierre Otoulou persiste et signe qu’il y a une corrélation entre Jean Pierre Amougou Belinga, Justin Danwe et Bruno Bidjang. Relativement à l’interaction entre les trois accusés, le commandant de la légion de gendarmerie au moment des faits cite trois indices qui ressortent de l’enquête préliminaire qu’il avait menée avant la création, quelques jours plus tard, de la commission d’enquête mixte Police/ gendarmerie par la présidence de la République. J.P. Otoulou cite, par exemple, l’audition de L.M. Eko Eko, dans laquelle il avait fait état de ce que si l’on veut savoir quelles sont les informations liées à l’assassinat de Martinez Zogo, que l’on aille interroger le patron du groupe L’Anecdote et le lieutenant-colonel Justin Danwe. Le deuxième indice est l’audio remis à l’ancien patron de la Dgre. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, dans cet audio, est contenue la déclaration de l’accusé Bidjongo plus connu sous le pseudonyme du capitaine Arthur Essomba. Déclaration dans laquelle il avait joint Amougou Belinga par téléphone pour lui dire qu’il a des informations sur l’affaire Martinez Zogo. Illico presto, l’homme d’affaires se fâche et lui indique qu’il a des gens à la Dgre à même de le lui faire savoir. Il avait pris soin de mentionner que Eko Eko et Danwe sont ces personnes. Le troisième indice est lié au message de Bruno Bidjang envoyé à Paul Daisy Bia, un journaliste, selon lequel ils seront sans pitié….

Réaction de la défense de Eko Eko sur les trois indices

Selon Me Seri Zokou, Léopold Maxime Eko Eko n’avait aucune implication dans l’affaire liée à l’assassinat de Martinez Zogo. “Léopold Maxime Eko Eko a été l’objet d’un guet-apen. Parce que invité au Sed pour soi-disant vivre ensemble l’arrestation des membres de son service, il va se retrouver justement en face de ce colonel Otoulou et de deux autres colonels, qui vont lui tendre un piège et l’arrêter ainsi sans mandat et sans aucune base légale”.

Le conseil de l’ancien patron de la Dgre note que le peuple camerounais découvre, à travers cette enquête, qu’il été manipulé. Et pour cause : Seri Zokou explique qu’il y a des procès-verbaux qui ont été faits postérieurement.

“Nous sommes dans un cas avéré de faux. C’est pourquoi depuis le début, j’ai parlé d’un risque de parjure auquel Otoulou s’exposait. Les choses sont en train de nous donner raison. Lorsque nous allons passer, nous allons démontrer que cette enquête était à tête chercheuse, qu’elle visait à faire arrêter et condamner des personnes qui étaient déjà connues et désignées. Il s’agissait, par la même occasion, de désorienter l’enquête pour qu’on ne remonte pas aux vrais coupables, à leurs auteurs et leurs commanditaires”.

fulmine S. Zokou.

Se livrant à une sorte de pédagogie juridique, L’avocat de Eko Eko relève que le droit est de stricte interprétation parce qu’il engage la vie, la carrière et l’avenir des personnes qui sont en cause. “Et dans le cas présent, illustre-t-il, la procédure engageait l’avenir au Cameroun. Parce qu’on a mis en cause l’une des plus hautes personnalités de l’État , ce qui questionnait la pérennité de l’État à travers les questions de sécurité qu’il avait à gérer et on s’est permis de prendre cet individu comme un vulgaire individu et de le jeter en prison. Les conséquences de ces actes-là n’autorisent pas à ce que l’on agisse avec autant de légèreté parce que c’est tout l’avenir du Cameroun, à travers cette méthode cavalière, qui a été en cause et surtout, on a tué la vérité parce que dès le début, au lieu de chercher la vérité, on a cherché des coupables et, aujourd’hui, on ne veut pas nous dire qui a commis ces actes et pour quels objectifs”.

Les audiences du 31 août et du 1er septembre 2026 seront consacrées à la cross-examination des avocats de Léopold Maxime Eko Eko, ancien Dg de la Dgre, qui auront l’occasion opportune de démonter l’examination in chief liée au résumé de l’enquête préliminaire faite par J.P. Otoulou. S. Zokou et ses pairs membres du conseil soutiennent que l’enquête de l’officier supérieur de l’armée camerounaise a été “bâclée”. L’on s’achemine vers un face-à-face qui fera ressortir d’autres indiscrétions sur l’affaire de l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude Fm.

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Brock4194
Brock4194
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