Par Arlette Akoumou Nga
Marie-Lou Mballa a été retrouvée morte à son domicile situé au Complexe Beac, dans le quartier Mvan, au sud de Yaoundé. Les faits se seraient produits le mardi 6 janvier 2026, quelques jours après son retour au Cameroun par un vol Air France, où elle était venue pour rapatrier les cendres de son époux décédé.
Selon les premiers éléments, des individus se seraient introduits dans la maison entre la matinée et l’après-midi. Les lieux ont été fouillés de manière méthodique, sans qu’aucun
objet de valeur ne soit emporté.
Les intrus auraient ensuite occupé la maison pendant plusieurs heures, allant jusqu’à y passer la nuit, avant de quitter les lieux le lendemain matin après avoir refermé la porte à l’aide d’une chaîne.
L’alerte a été donnée le mercredi 7 janvier, lorsque la fille de la victime a reçu un appel du gardien du domicile, annonçant la mort de sa mère, avant de disparaître. Un mandat d’arrêt aurait été émis contre ce dernier.
L’affaire intervient dans un contexte de conflits fonciers impliquant la famille de la défunte, avec des enjeux financiers estimés à plusieurs milliards de francs Cfa. Le nom du sénateur Sylvestre Ngouchinghe est cité dans l’environnement du dossier, alimentant les appels à la levée de son immunité parlementaire afin de permettre aux enquêteurs de l’entendre.
Cadre de la Banque des États de l’Afrique centrale, Marie-Lou Mballa appartenait à une famille influente de Yaoundé. L’enquête judiciaire est en cours et devrait permettre d’éclaircir les circonstances exactes de ce décès, qui suscite une vive émotion et de nombreuses réactions dans l’opinion publique camerounaise.
