Par Joseph OLINGA N.
C’est une situation presque inédite pour l’homme d’affaires Baba Danpullo. Alors qu’il manifeste, depuis deux ans, son envie de sortir du capital de la Société de développement du coton (Sodecoton), il est contraint par la présidence de la République a y rester. Des sources proches du ministère de l’économie indiquent que ” C’est la présidence de la République qui a opposé une fin de non recevoir à la procédure de retrait de Danpullo du capital de la Sodecoton.”
Détenteur de 11% des parts de la Sodecoton, à travers la Société mobilière d’investissement du Cameroun (Smic), l’homme le plus riche du Cameroun veut céder ses parts à un repreneur. A défaut de l’Etat qui y détient déjà 89% des parts.
Face à la détérioration du groupe français Geocoton, le gouvernement camerounais a en effet été obligé de racheter ses 30% contre le versement d’une enveloppe de 46 milliards de Francs Cfa. Une fleur qui est refusée à l’homme d’affaires Baba Danpullo.
Notre source explique que
“le gouvernement a pris l’option de nationaliser la Sodecoton à tout prix.”
Dans le même temps, souligne la même source
“l’État tient à maintenir les équilibres en ayant un ou des actionnaires nationaux.”
Des raisons de s’opposer au retrait de l’homme d’affaires Baba Danpullo. Sauf que la Sodecoton connait une chute continue de ses performances.
Les données disponibles indiquent en effet que la Sodecoton a connu une chute de sa production estimée à un plus de 60% au cours des deux dernières saisons. L’entreprise qui produisait 285 mille tonnes de graines produit à peine 110 mille tonnes.
Selon une note d’information à laquelle Panorama Papers a eu accès, la chute continue des performances de la Sodecoton est à l’origine de l’annulation d’un prêt de 30 millions d’Euros préalablement consenti par l’Agence française de développement.
