Par Ilyass Chirac Poumie
Jacques Bertrand Mang, présenté comme un défenseur des droits et libertés, a été interpellé aux alentours de Shell New Bell, à Douala, dans des circonstances que plusieurs témoins qualifient d’abusives.
Selon les éléments recueillis, l’arrestation fait suite à une altercation au cours de laquelle le citoyen affirmait être suivi depuis plusieurs jours par un individu qu’il identifiait comme un agent de police. La situation a rapidement dégénéré après l’arrivée d’autres forces de l’ordre, conduisant à son interpellation.
Depuis, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qui est perçu comme une tentative de musellement d’un citoyen engagé. Plusieurs témoins évoquent un climat de pression visant les figures critiques, régulièrement exposées à des arrestations ou à des actes d’intimidation.
Parmi les réactions, l’artiste engagé Général Valsero a pris position, dénonçant une dérive sécuritaire et appelant à une mobilisation pour la défense des libertés individuelles. Pour ses soutiens, Jacques Bertrand Mang incarne « une voix des sans voix », dont l’arrestation soulève des préoccupations majeures sur l’état des droits civiques.
Au Cameroun, les arrestations d’activistes et de voix critiques alimentent régulièrement le débat public. Si les autorités défendent des interventions nécessaires au maintien de l’ordre, des organisations de la société civile dénoncent de leur côté des atteintes récurrentes aux libertés fondamentales.
