Par Joseph OLINGA N.
Qui du secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh ou du directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo fera signer son parapheur au président de la République déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel ? La bataille engagée par les deux camps pour contrôler le gouvernement dont la constitution pourrait taire la fronde populaire, selon les stratèges proches du pouvoir, fait l’objet de supputations dans certains salons feutrés de la ville de Yaoundé.
L’affaire est telle que des rencontres particulières se multiplient et les rumeurs sont lancées à tour de bras en direction des journalistes. À l’analyse des informations collectées, il apparaît que la guerre des clans gravitant autour de Paul Biya s’est intensifiée après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle le 27 octobre dernier.
D’un côté, le clan porté par le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, soutenu par la première dame, Chantal Vigouroux Biya et de l’autre celui porté par le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo soutenu par le fils aîné du président Franck Emmanuel Biya. La synthèse de la collecte faite par Panorama Papers indique que la bataille, loin d’engager à priori tous les principaux soutiens de Paul Biya oppose ce que les connaisseurs du palais d’Etoudi nomment communément les clans Bulu et Nanga. En référence aux appartenances tribales des têtes de proue, Samuel Mvondo Ayolo et Ferdinand Ngoh.
Visiblement soumis au thermomètre social et politique qui annonce la tornade, les deux camps ont engagés des consultations avec les potentiels entrants. Reste à faire signer à chacun de faire signer la copie au président. Et, à ce jeu, tout laisse penser que le premier à faire passer son parapheur pourrait être déclaré vainqueur de cette bataille qui fait des meules dans le sérail.
Difficile en ce moment de présager de l’issue de cette guerre de prise de pouvoir au sein du palais présidentiel camerounais. Reste que les deux têtes de proue de cette bataille, Ferdinand Ngoh Ngoh et Samuel Mvondo Ayolo s’appuient respectivement sur l’épouse du président, Chantal Vigouroux Biya et l’autre sur son fils aîné Franck Emmanuel Biya, les deux personnes ayant un accès régulier au président dont des sources indiquent que la santé se dégrade au fil des jours.
