Par Ilyass Chirac Poumie
Le ministre des Finances, Louis-Paul Motazé, a indiqué que le processus d’apurement de la dette flottante de l’État et de ses démembrements pour la période 2000-2019 se poursuit conformément aux dispositions de l’Instruction n°00001372/I/Minfi du 17 octobre 2024. Selon le ministère, cette opération s’étalera jusqu’en 2027.
D’après les résultats de l’audit, la dette totale validée s’élève à 752,1 milliards Fcfa. Depuis le lancement de la phase de règlement en janvier 2024, l’État a déjà procédé à des paiements cumulés de 463,3 milliards Fcfa, dont 232,9 milliards Fcfa en 2024 et 230,4 milliards Fcfa en 2025.
En 2024, les décaissements ont principalement concerné la dette salariale, pour un montant de 182,9 milliards Fcfa, ainsi que la dette fiscalo-douanière, à hauteur de 50 milliards Fcfa.
Pour l’exercice budgétaire 2025, une enveloppe spéciale de 110 milliards FCFA a été prévue pour le règlement de la tranche annuelle hors dette salariale. À ce jour, 86,2 milliards Fcfa ont déjà été effectivement payés, soit 78,3 % de l’enveloppe prévue. Ces règlements comprennent notamment 54,2 milliards Fcfa de dette fiscalo-douanière, 20,2 milliards Fcfa de dette commerciale et 6,5 milliards Fcfa de dette académique. Les 5,3 milliards Fcfa restants ont été consacrés aux dettes sociales et locatives.
Le ministère précise que la dette académique des universités d’État a été engagée dans sa totalité et que les enseignants concernés continuent de recevoir progressivement leurs paiements par virements bancaires, en fonction des disponibilités de trésorerie.
Dans son communiqué, le ministre des Finances, Louis-Paul Motazé, a réaffirmé sa détermination à poursuivre l’apurement des créances validées avec rigueur. Il a également mis en garde contre toute tentative de réclamation frauduleuse de créances fictives, indiquant que les auteurs de telles manœuvres s’exposent à des poursuites pour tentative de détournement de deniers publics.
La dette flottante correspond aux engagements financiers de l’État reconnus mais non réglés. Le gouvernement camerounais a lancé un vaste audit couvrant la période 2000-2019 afin d’identifier et de valider les créances légitimes dues aux prestataires, administrations et autres bénéficiaires. L’opération d’apurement vise à assainir les finances publiques et à restaurer la confiance des opérateurs économiques envers l’État.
