Par Madani Charaf
Selon Reuters, des responsables militaires de plusieurs pays se sont réunis en Arabie saoudite pour discuter de la mise en place d’une coalition internationale de défense maritime. Les discussions portent sur les modalités d’une coopération destinée à protéger les navires commerciaux et à garantir la liberté de navigation dans la mer Rouge, après les menaces formulées par les rebelles houthis contre les expéditions saoudiennes.
Des représentants d’une douzaine de pays ont participé aux consultations, parmi lesquels les États-Unis, le Yémen, Oman, Bahreïn, la Jordanie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que plusieurs partenaires régionaux et internationaux. À ce stade, ni la composition définitive de la coalition, ni son mandat opérationnel n’ont été officiellement arrêtés.
L’agence de presse officielle saoudienne (SPA) indique que le royaume a déjà renforcé les mesures visant à protéger ses navires commerciaux empruntant le détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.
Toute perturbation durable de cette voie maritime pourrait avoir des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient. Selon Reuters, une fermeture prolongée du détroit risquerait de réduire d’environ 7 % l’offre mondiale de pétrole en empêchant une partie des exportations saoudiennes de rejoindre les marchés asiatiques. Une telle situation pourrait entraîner une hausse des prix du pétrole et des carburants, renchérir les coûts du transport maritime et de l’assurance, tout en aggravant les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Depuis plusieurs mois, les Houthis multiplient les attaques contre des navires en mer Rouge, affirmant agir en soutien aux Palestiniens dans le conflit de Gaza. Les États-Unis et plusieurs alliés conduisent déjà des opérations navales dans la région, tandis que l’Arabie saoudite cherche désormais à renforcer la coopération internationale afin de sécuriser l’un des corridors maritimes les plus stratégiques du commerce mondial.
