Par Hugo Fouquet
Kiev a subi dans la nuit de mardi à mercredi l’une des attaques aériennes les plus meurtrières de ces dernières semaines. Selon le bilan communiqué par les autorités ukrainiennes, au moins 15 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans la capitale et sa région.
Dans son rapport quotidien, l’armée de l’air ukrainienne indique que la Russie a lancé 115 drones d’attaque et 28 missiles à haute vitesse, dont des missiles balistiques. Les forces ukrainiennes affirment avoir détruit 98 drones, mais ne revendiquent l’interception d’aucun missile.
Cette absence d’interception souligne les difficultés croissantes de la défense aérienne ukrainienne face aux missiles balistiques russes. Depuis plusieurs semaines, Kiev alerte ses partenaires occidentaux sur l’épuisement de ses stocks de munitions antibalistiques, indispensables pour neutraliser ce type de projectile.
Les autorités ukrainiennes réclament une accélération des livraisons de systèmes de défense aérienne et de leurs intercepteurs, estimant que ces équipements sont essentiels pour protéger les grandes villes contre les frappes russes de plus en plus fréquentes.
De son côté, la Russie poursuit sa campagne de frappes à longue portée contre les infrastructures et les centres urbains ukrainiens, tandis que les combats se poursuivent sur plusieurs secteurs du front.
Les missiles balistiques, qui volent à très grande vitesse selon une trajectoire difficile à intercepter, nécessitent des systèmes spécialisés comme les batteries Patriot et leurs missiles intercepteurs. L’Ukraine avertit depuis plusieurs mois que ses capacités de défense contre ce type de menace s’amenuisent, alors que la Russie intensifie ses attaques combinant drones et missiles pour saturer les défenses aériennes.
