Par Zobel A Mbon
Objectif : concilier défense des droits et productivité.
Dans un contexte industriel où la paix sociale est le moteur de la performance, la Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm) franchit une nouvelle étape.
Le lundi 6 avril 2026, Le Club de la Socapalm Kienké a servi de cadre au lancement d’un cycle de formation intensif dédié aux délégués du personnel. Sous le prisme de la « bonne pratique syndicale », cette initiative vise à professionnaliser davantage le dialogue interne.
L’art de la négociation constructive
Loin des clichés de la confrontation stérile, la formation met l’accent sur la méthodologie.
Pour Emmanuel Ngweha, expert-formateur, l’efficacité d’un représentant repose sur sa capacité à structurer ses revendications. « Défendre les intérêts des employés exige une approche analytique : identifier les enjeux, les étayer et les présenter de manière concise pour aboutir à des solutions concrètes avec l’employeur », a-t-il souligné lors des travaux.
Le Droit comme boussole
Pour Pierre Makota, formateur et figure de proue de la coordination des syndicats de la Socapalm, la maîtrise technique est l’arme absolue du délégué. Selon lui, une connaissance chirurgicale des textes juridiques et des conventions collectives est indispensable pour asseoir une crédibilité face à la direction.
Cette expertise, couplée à une communication fluide, constitue le socle d’une représentation responsable.
Un écho favorable sur le terrain
Le retour des participants témoigne de l’urgence et de la pertinence de cette mise à niveau.
Henriette Essama: « Nous sortons de ce séminaire avec des outils opérationnels. Les formateurs ont apporté des réponses précises à nos défis quotidiens. »
Sylvère Nyette : « Le rôle de délégué est complexe. Cette formation nous permet de mieux cerner l’équilibre entre la protection des travailleurs et les impératifs de l’entreprise. »
La Paix Sociale, levier de croissance
Ce programme n’est pas un événement isolé, mais le reflet de l’Adn de la Socapalm. En érigeant la délégation du personnel en « instance de collaboration », la direction réaffirme que la sérénité du climat social est le premier intrant de la productivité. Après cette étape inaugurale dans l’Océan, la caravane de la formation se déploiera sur l’ensemble des sites de l’entreprise à travers le triangle national.
Une stratégie de proximité qui confirme l’engagement de la Socapalm à bâtir une culture d’entreprise fondée sur le respect mutuel et le dialogue permanent.
