Par Mon’Esse
Le préfet du département du Mfoundi, qui abrite la capitale camerounaise, Yaoundé, Djikdent Emmanuel Mariel, a mis en garde les résidents de son unité de commandement contre la circulation de messages de certains individus appelant à investir le siège du Conseil constitutionnel lors des audiences, qui débutent lundi, relatives aux recours des candidats recalés à l’élection présidentielle d’octobre.
Rappelant que les personnes considérées comme impliquées dans ces audiences sont clairement indiquées, il indique qu’aucune velléité d’invasion du siège du Conseil ou de perturbation du bon déroulement des activités périphériques, ne sera tolérée.
Si certains estiment le préfet dans son rôle de préservation de l’ordre public, d’autres convoquent la loi d’avril 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel, qui indique que les débats devant cette institution sont obligatoirement publics en matière électorale.
D’autres encore, invoquant la Constitution, expliquent que les débats ne sont pas publics, sauf en matière électorale et référendaire, mais que les décisions du Conseil constitutionnel sont rendues en séance publique.
