Par Joël Onana Avec Camfoot
N’ayant pas d’outils nécessaire pour gérer une fédération nationale, n’ayant eu aucune expérience préable, et vu l’immensité de ses promesses électorales, il aurait pu choisir le pragmatisme. Cependant, l’ancien joueur du FC Barcelone a choisi la division et la politisation comme modèles de gouvernance.
À plusieurs reprises, il a fait modifié les textes et règlements de la Fécafoot avec l’intention de se maintenir au pouvoir. On se souvient de cette modification qui augmenatit 3 ans au mandat du Président pour en faire 7. Cette fois-ci, il a fait sauter le verrou du blocage sécuritaire qui imposait que toute personne avec un dossier criminel ne peut se présenter comme Président. Et que dire des textes de la Commission de discipline et d’Éthique? une véritable mise en scène pour mettre sous séquestre tous ceux qui ont de la qualité et surtout qui menacent le poste de Samuel Eto’o. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le football, des mécènes de longue date ont été bannis. Et aussi plusieurs anciens joueurs et dirigeants.
Pour menotter complètement le processus électoral, il a décidé de totalement suspendre les présidents de régions élus qui lui faisaient ombrage. Il a nommé à la place des comités provisoires de gestion totalement acquis à sa cause. Puis, il y a cette main mise totale sur toutes les finances du football, incluant les recettes des stades. Rien ne lui a échappé, même les recettes des championnats régionaux.
Exclusions ou bannissement par Samuel Eto’o et la Fécafoot. Est-ce abusé ?
On ne se surprend donc pas que les décisions des instances de la Fécafoot ne soient respectées par personne ou aucune structure. Plusieurs raisons structurelles, juridiques et contextuelles liées à l’autonomie des organisations internationales du football expliquent cet état de faits. Ces cas, illustrés par les situations de Geremi Njitap et d’Alioum Sidi, s’inscrivent dans un climat de tensions internes au football camerounais. Les sanctions de la Fécafoot sont désormais perçues comme motivées par des conflits personnels ou politiques plutôt que par des violations objectives des règles. Banni pour plusieurs années par la fécafoot de Samuel Eto’o, Gérémi Njitap a été élu Président de la Fifpro Afrique. Aliou Sidi, en difficulté face à la Fécafoot, est désormais l’autorité suprême de l’arbitrage en Afrique.
Si la Fifa interdit l’ingérence gouvernementale dans les fédérations nationales, elle encourage aussi le respect des droits syndicaux et l’indépendance des associations comme les syndicats de joueurs (Fifpro) ou d’arbitres. Si une sanction nationale est jugée abusive, elle peut être contestée devant le Tribunal Arbitral du Sport (Tas) ou ignorée par les instances supérieures.
Dans le cas de Njitap, la Fifpro a réaffirmé son engagement pour une « bonne gouvernance » en Afrique, en le réélisant malgré la suspension. Il y a donc un fossé entre la Fécafoot et les instances internationales. Les « bannis » ou exclusions nationaux de Samuel Eto’o et sa Fécafoot sont souvent « honorés » à l’étranger. Cela pourrait mener à des sanctions Fifa contre la Fécafoot pour ingérence ou mauvaise gouvernance, comme vu ailleurs.
