Par Armand Soussia
Dans un communiqué signé par son président national, Moussa Njoya, l’organisation affirme que ces violences ont visé « délibérément » des populations bamiléké, dénonçant une tournure « ouvertement tribaliste » des événements, au moment où le Cameroun célébrait la 54e édition de la Fête de l’Unité nationale.
ACT-ED évoque des dégâts matériels et humains importants et s’inquiète de la répétition de ce type d’incidents dans la région du Sud, où « la moindre situation sécuritaire ou politique délicate semble devenir quasi automatiquement une occasion de chasse aux allogènes ».
L’association appelle les autorités sécuritaires, administratives, judiciaires, traditionnelles, religieuses et politiques à agir afin de prévenir de nouvelles violences et lutter contre l’impunité. Elle demande également une action ferme contre la prolifération des discours haineux, tribalistes et xénophobes dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Enfin, ACT-ED a présenté ses condoléances aux familles touchées par ces violences et appelé au renforcement de l’unité et de la cohésion nationale.
Zoétélé, localité de la région du Sud, a déjà été le théâtre de tensions communautaires par le passé. Plusieurs organisations de la société civile alertent régulièrement sur la montée des discours identitaires et des violences à caractère tribal au Cameroun.
