Iliassou NCHINGOU
Dans un contexte où l’accès aux financements reste extrêmement limité pour des acteurs Petites et moyennes entreprises (Pme) et les Organisations de l’économie sociale (Oes), plusieurs acteurs venus des neuf arrondissements que compte le département du Noun ont pris part à un séminaire de formation du 14 au 15 février 2026 à Foumban. Ils étaient plus de 30 jeunes ayant particupé à cet atelier qui avait pour thème « Finance islamique et économique : levier du développement inclusif pour le Noun ». L’atelier organisé par Noun Partners Consulting a pour objectif de permettre aux Petites et moyennes entreprises et Coopératives de maîtriser les principes, les mécanismes et instruments de la finance islamique pour le développement de l’économie sociale. Les travaux étaient conduits par Abdourahman Fifen, gestionnaire de Noun Partners Consulting accompagné des experts. La cérémonie de clôture a connu la présence du maire de la commune de Foumban Patricia Tomaïno Ndam Njoya, des sectoriels entre autres.
Pendant deux jours, les participants ont été entretenus sur des modules tels que l’économie sociale et la finance islamique comme facteurs de changement, finance islamique pour les Pme et Oes, montage d’un projet avec la finance islamique etc. « Nous avons été sensibilisés sur l’entrepreneuriat parce que dans notre département, les attendent toujours du gouvernement, ils disent toujours qu’il n’y’a rien. Et pourtant, avec le peu qu’ils ont, ils peuvent entreprendre avant de solliciter un accompagnement. On a été édifié sur les conditions des prêts dans les banques. Parce que l’Islam n’admet pas les intérêts », explique Chéripha Nawal, participante. Pour les organisateurs, « ce séminaire 100% pratique permet aux séminaristes de découvrir comment financer autrement leur Pme ou coopérative. Des solutions concrètes qui respectent nos valeurs et stimulent le développement local », rassure Abdourahman Fifen, gestionnaire Noun Partners Consulting. À l’issu de l’atelier, les participants ont reçu des attestations de fin de formation des mains du maire Patricia Tomaïno Ndam Njoya. Ils ont promis d’être dorénavant des courois de transmission des opportunités une fois de retour dans leurs localités respectives.
L’entrepreneurialt jeune encouragé sans conditions.
