Par Ilyass Chirac Poumie
Le premier Friday in Black de l’année 2026 a été marqué par un appel à la mémoire, à la dignité et à la justice. En ce premier vendredi de l’année, un message a été adressé aux frères et sœurs musulmans à l’occasion du Jumu‘ah Mubārakah, tout en invitant l’ensemble des Camerounais à un moment de recueillement collectif.
Ce message rappelle les nombreuses vies brisées par le régime en place, évoquant les assassinats, les persécutions et les silences imposés à une partie de la population. Il souligne également le sort de nombreux citoyens morts sur des routes dégradées, victimes, selon l’auteur, d’un État défaillant ayant abandonné ses responsabilités fondamentales.
L’allocution met aussi l’accent sur la situation critique des hôpitaux camerounais, pour certains laissés à l’abandon depuis plusieurs décennies. Elle dénonce le manque de soins, d’équipements médicaux et parfois même de considération humaine, entraînant des décès évitables au quotidien.
Dans ce contexte, un appel est lancé aux croyants, aux personnes animées par l’espoir et à celles qui continuent de penser et de s’indigner, afin que leurs prières et leurs pensées se tournent vers les victimes de ces drames. Le message insiste enfin sur le devoir de mémoire, exhortant à ne jamais oublier celles et ceux qui ont payé le prix des dysfonctionnements du système.
Le mouvement Friday in Black est régulièrement utilisé comme symbole de protestation pacifique et de solidarité, notamment pour dénoncer les violences, les injustices sociales et les atteintes aux droits humains. Au Cameroun, il est devenu un marqueur de mobilisation citoyenne et de mémoire collective face aux crises politiques, sociales et humanitaires qui traversent le pays depuis plusieurs années.
