Par Serge Aimé BIKOI
La Secrétaire générale du bureau exécutif condamne le traitement discriminatoire réservé aux enseignants, en particulier à ceux du secondaire, du primaire et de la maternelle dont on sait qu’il est possible de leur attribuer un numéro matricule et une avance de salaire dès leur admission dans les grandes écoles.
Le Pr Jeannette Wogaing Fotso interpelle le gouvernement camerounais afin qu’il prête une oreille très attentive aux revendications de ces concitoyens qui font preuve d’une résilience intelligente et d’un patriotisme sans pareil. La Secrétaire générale du bureau exécutif du Synes exige au gouvernement d’accorder aux préoccupations des seigneurs de la craie l’attention et la diligence qu’il convient de réserver aux dossiers hautement prioritaires et urgents. Question de prévenir les perturbations que la poursuite du mouvement fait planer en cette veille d’examens et de concours. Le Synes rappelle que les enseignants du supérieur sont aussi victimes d’un traitement déplorable pour lequel si des solutions ne sont pas déployées à court terme, les obligera à rallier, de façon définitive, le mouvement initié par le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun. La matérialisation de ce traitement préjudiciable imposé aux enseignants du supérieur se vérifie, illustre le Synes, à travers “la dette académique impayée, les primes instables et les conditions de travail exécrables”.
Le Synes exprime donc sa vive préoccupation eu égard à la légèreté avec laquelle la situation de l’enseignant est traitée par les autorités gouvernementale et administrative. “Le cadre précaire et incompréhensible, dans lequel travaillent les enseignants, a conduit, indique le Synes, le Collectif Ots(On a trop supporté), le Syndicat des enseignants du Cameroun pour l’Afrique (Seca), l’Intersyndicale de l’éducation et, désormais, le Collectif des organisations des enseignants du Cameroun (Corec) à entreprendre des actions de dénonciation et de revendications légitimes”.
En rappel, le Corec a lancé, le 19 mars 2025, un avertissement au gouvernement. Réunis sous la bannière de ce collectif, plus d’une vingtaine de syndicats d’enseignants envisagent d’organiser une grève générale baptisée “École morte”, qui débutera le 21 avril 2025. Ils dénoncent des dysfonctionnements graves dans le système éducatif au rang desquels figurent :
- L’absence du forum national de l’éducation promis depuis 2016
- Le manque du statut spécial pour les enseignants
- Aucun cadre légal pour le secteur privé de l’éducation
- Des retards récurrents dans le payement des indemnités
- La dégradation de leurs conditions de travail
Dans l’optique de répondre à la nomenclature des revendications syndicales, une session du dialogue constructif se tiendra sur hautes instructions du président de la République, ce mercredi, 26 mars 2025 à l’amphithéâtre 200 de l’Ecole nationale supérieure polytechnique(Ensp) de Yaoundé. Conformément aux hautes instructions du chef du gouvernement, les huit chefs de départements ministériels conviés et les syndicats d’enseignants de l’ensemble des sous-secteurs de l’éducation régulièrement reconnus vont tabler sur les revendications syndicales portées à la très haute attention du chef de l’État en date du 30 septembre 2024. Les ministères de l’Enseignement supérieur (Minesup), des Enseignements secondaires(Minesec), de l’Education de base(Minedub), de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra), des Finances(Minfi), de L’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), des Sports et de l’Education physique (Minsep), et du Travail et de la Sécurité sociale (Mintss) y sont dûment conviés.
