Par Armand Soussia
Un collectif de jeunes diplômés camerounais confrontés à la précarité de l’emploi a pris l’initiative d’adresser une lettre ouverte au président de la République, Paul Biya, pour attirer l’attention des plus hautes autorités sur leurs problèmes d’insertion professionnelle.
Dans leur correspondance, ces diplômés soulignent l’ampleur du chômage malgré des années d’études et de sacrifices. Ils dénoncent l’absence de perspectives claires et de politiques efficaces pour intégrer les jeunes formés sur le marché du travail, ainsi que la sous‑utilisation des compétences locales dans certains secteurs.
Selon ce collectif, le chômage des diplômés n’est pas seulement un problème économique, mais aussi un facteur de frustration sociale, contribuant à alimenter le découragement et à renforcer les inégalités. Ils exhortent le chef de l’État à engager des mesures structurelles, notamment la création d’emplois durables dans des secteurs porteurs et l’amélioration des opportunités d’entrepreneuriat.
Cette démarche intervient dans un contexte où le chômage des jeunes reste une préoccupation majeure au Cameroun, préoccupant autant les acteurs économiques que les organisations de la société civile. En s’adressant directement au président de la République, ces diplômés espèrent susciter un débat national et obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.
