Par Félix C. Ebolé Bola
Le recours aux importations de sucre n’apparaît actuellement «ni nécessaire, ni opportune», selon le directeur général de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), Marc Leynaert.
Dans une correspondance au ministre du Commerce, datant du 13 novembre et consultée vendredi par la rédaction, il estime que cette pratique «risquerait d’aggraver la dérégulation du marché, de fragiliser la production nationale et de menacer directement la pérennité des emplois et de la valeur ajoutée locale».
La campagne sucrière 2025/2026, qui vient d’être lancée au Cameroun intervient ainsi, selon Marc Leynaert, dans un contexte international difficile marqué par les fortes subventions versées à leurs producteurs par le Brésil et l’Inde, y compris à l’exportation.
A ceci, s’ajoute la situation préoccupante des sucres initialement destinés au Tchad, actuellement stockés de manière prolongée sur le territoire camerounais en raison du relèvement récent de la taxation douanière dans ce pays, toute chose qui fait peser un risque de déversement de ce produit sur le marché camerounais.
Pour le moment, déclare M. Leynaert, la Sosucam, qui mobilise 8000 travailleurs, auxquels s’ajoutent 1500 sous-traitants et prestataires, est à même de satisfaire le marché local sans qu’il soit besoin de recourir aux importations de sucre.
Il convient de noter que le capital de cette société est détenu à 74% par le groupe français Somdiaa, filiale du groupe Castel, et à 26% par l’État du Cameroun.
