Par Mon’Esse
Plus de 1400 personnes ont été déplacées dans les régions camerounaises du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en octobre du fait des inondations et des violences continues, selon un rapport publié lundi par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha).
Les catastrophes naturelles, notamment les inondations et les violences persistantes, ont provoqué de nombreux déplacements de population, plus de 1419 personnes (313 ménages) ont ainsi fui vers des zones de brousse, des villages et des villes voisines.
Sur le terrain, la situation sécuritaire dans ces anglophones demeure extrêmement fragile, marquée par des affrontements persistants entre groupes armés séparatistes et forces de sécurité.
Ce contexte, selon Ocha, est caractérisé par une violence généralisée, incluant des enlèvements contre rançon, des pertes de vies humaines par balles perdues, des assassinats ciblés, des arrestations arbitraires et l’utilisation d’engins explosifs improvisés (EEI).
De même, un confinement prolongé a été imposé par les milices aux populations du 8 septembre au 14 octobre, perturbant la rentrée scolaire et entravant les activités liées à l’élection présidentielle du 12 octobre.
«Durant toute cette période, les civils ont non seulement subi de fortes restrictions de circulation, mais ont également été exposés à des risques pour leur protection et à de multiples formes de violence telles que les enlèvements, les menaces et les arrestations massives. Le confinement a aggravé la situation en perturbant les opérations humanitaires, en retardant la fourniture de services essentiels et en limitant considérablement l’accès aux communautés vulnérables.»
Ainsi, les humanitaires ont été contraints de suspendre ou d’adapter leurs opérations sur le terrain en raison de l’insécurité et des restrictions de déplacement, certains adoptant le télétravail, tandis que d’autres profitaient des week-ends pour acheminer une aide vitale dans les zones difficiles d’accès, lorsque les groupes armés levaient temporairement les restrictions afin de permettre aux civils de reconstituer leurs stocks de produits de première nécessité.
Environ 180 enfants atteints de malnutrition aiguë sévère ont tout de même reçu un traitement vital dans ces zones, et au moins 10.000 personnes vulnérables ont bénéficié d’appuis dans les activités agricoles et génératrices de revenus.
Grâce aux efforts des partenaires, plus de 36.000 personnes ont pu bénéficier d’une assistance multisectorielle, notamment en matière d’alimentation, de santé, d’éducation nutritionnelle, d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) et de protection.
