Par Hippolyte Ikome
Selon plusieurs informations relayées dans les milieux politiques à Yaoundé, l’épouse du défunt aurait adressé une correspondance à la présidence de la République sollicitant un appui estimé à près de 50 millions de Fcfa pour couvrir les frais de transfert du corps et l’organisation des obsèques prévues à Buéa.
Cette requête suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique camerounaise en raison du parcours politique d’Henry Fossung, longtemps associé au Southern Cameroons National Council, mouvement ayant porté des revendications sécessionnistes dans les régions anglophones du Cameroun.
Pour certains observateurs, cette demande ravive le débat sur les responsabilités historiques et politiques des figures du séparatisme anglophone dans la crise qui a secoué les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, provoquant des milliers de morts, d’importants déplacements de populations et de lourdes destructions matérielles.
D’autres estiment cependant que la question humanitaire et familiale liée au décès d’un ancien responsable politique devrait être dissociée des tensions politiques entourant la crise anglophone.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités camerounaises n’a été rendue publique concernant cette demande d’assistance.
Le Southern Cameroons National Council milite depuis plusieurs décennies pour l’indépendance des régions anglophones du Cameroun. La crise anglophone, qui s’est intensifiée à partir de 2016, a évolué en conflit armé opposant groupes séparatistes et forces de sécurité, devenant l’une des crises sécuritaires les plus graves de l’histoire récente du pays.
