Par Hajer Elina
Selon Effoudou, les résultats issus des bureaux de vote installés dans les casernes auraient été défavorables au chef de l’État sortant, une affirmation qu’il présente comme le signe d’une rupture entre une partie des forces de défense et le pouvoir en place. L’ancien capitaine, qui multiplie depuis plusieurs semaines les révélations sur le fonctionnement du régime, n’a toutefois produit aucun document officiel ou procès-verbal permettant d’étayer cette accusation.
À ce stade, ces déclarations n’ont fait l’objet d’aucune confirmation de la part d’Elections Cameroon (ELECAM), du Conseil constitutionnel ou des autorités militaires. Les résultats détaillés des bureaux de vote militaires n’ont pas été rendus publics de manière à permettre une vérification indépendante de cette affirmation.
Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte de forte tension politique marqué par les précédentes accusations du capitaine Effoudou concernant l’affaire Martinez Zogo, ainsi que par les interrogations suscitées par l’absence prolongée du président Paul Biya. Ses prises de position continuent de diviser l’opinion publique, entre ceux qui y voient des révélations majeures et ceux qui dénoncent des allégations non étayées.
