Par Zobel A Mbon
Selon le docteur Rodolphe Fonkoua, le chômage des médecins est un phénomène nouveau qui a émergé au Cameroun depuis 5 ans, et qui constitue un véritable paradoxe.
[On ne peut pas comprendre que les besoins soient énormes, qu’il y ait de très nombreux déserts médicaux et que par ailleurs les enfants chôment] a t-il déclaré . Il a souligné que le corollaire de ce chômage est le départ massif des jeunes médecins vers les pays demandeurs, ce qui pose un problème majeur pour la santé au Cameroun.
Le président de l’ordre a exprimé sa crainte de voir un départ généralisé des médecins dans les années à venir, si rien n’est fait pour résoudre ce problème. [Si la pépinière que sont ces jeunes médecins commencent à partir, que deviendra la profession ?] s’est- il exclamé.
Le président de l’ordre a également souligné que le Cameroun forme chaque année 800 médecins, mais que plus de la moitié d’entre eux quittent le pays.[La population camerounaise augmente et les besoins aussi, pendant que nous formons des enfants très chers qui partent] a-t-il affirmé pour le déplorer
Le docteur Rodolphe Fonkoua a appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures pour résoudre ce problème, notamment en améliorant les conditions de travail et de rémunération des médecins. “Il ne suffit pas seulement de former, mais il faut bien payer les médecins”, a-t-il insisté.
Il a également comparé la situation du Cameroun à celle des autres pays de la sous-région Afrique centrale, où les médecins camerounais sont les moins bien payés. [Nous avons des confrères qui vont dans des pays qu’il y a 10 ou 15 ans courraient vers le Cameroun chercher de l’emploi, voilà la réalité] a-t-il conclu. Les assises de Douala ont été l’occasion de redéfinir les priorités de la profession de médecin au Cameroun en droite ligne avec la vision du président de l’ordre qui lors de son élection en 2023 avait défini ses priorités. Notamment la restauration de la dignité des médecins, la promotion d”un profil de carrière à la fonction publique.
