Par Sandra Embollo
Dans une analyse largement relayée, un commentateur balaie d’un revers de main les accusations formulées par l’ancien officier, estimant que les personnalités qu’il met en cause comme celles qu’il semble épargner « appartiennent toutes au même système ». Selon lui, « il n’y a pas d’honneur parmi les bandits », reprenant l’expression anglaise No honor amongst thieves pour illustrer ce qu’il considère comme des querelles internes entre anciens alliés du pouvoir.
L’auteur de cette prise de position affirme avoir attendu des révélations inédites sur le fonctionnement de l’appareil sécuritaire, mais dit n’avoir découvert qu’un « ramassis de kongossa » et des informations déjà abondamment commentées depuis des années sur les réseaux sociaux. Il remet également en question la crédibilité des propos de l’ancien capitaine, estimant que le port de l’uniforme ne constitue pas une preuve de véracité.
Au-delà du contenu des déclarations, cette réaction attribue au capitaine Effoudou une « mission commandée » destinée à fragiliser le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, dont l’influence au sein du pouvoir fait régulièrement l’objet de spéculations. Aucune preuve n’est toutefois avancée pour étayer cette accusation, qui relève de l’opinion de son auteur.
Le commentaire se conclut en appelant à recentrer le débat sur des sujets jugés plus importants, notamment les interrogations autour de l’absence prolongée du président Paul Biya, toujours hors du Cameroun depuis plusieurs semaines, ainsi que sur les affaires de gestion des ressources nationales. Pour son auteur, les querelles entre anciens responsables du régime ne constituent qu’une distraction face aux véritables préoccupations des citoyens.
Depuis plusieurs jours, le capitaine Effoudou multiplie les interventions publiques dans lesquelles il accuse plusieurs personnalités influentes du pouvoir camerounais et évoque les rivalités au sein de la présidence. Ses déclarations alimentent un vif débat dans l’opinion, entre ceux qui y voient un témoignage de première main sur les coulisses du régime et ceux qui dénoncent une opération politique ou un simple règlement de comptes entre anciens membres du système. À ce stade, plusieurs des affirmations avancées n’ont pas été corroborées de manière indépendante.
