Par Mon’Esse
Le chanteur, arrangeur, danseur et chorégraphe camerounais Mama Ohadja, 83 ans, est décédé mardi dans son village natal, Ebanga (Centre) des suites de maladie, a-t-on appris de source familiale.
Compositeur prolifique des années 1970 et 1980, le disparu débute sa carrière dans les années 1960 en interprétant dans les cabarets, avec son groupe Mandoline Jazz d’Efok, des chansons africaines, européennes et latino-américaines.
Mariant des musiques traditionnelles avec des instruments modernes, il entame plusieurs tournées à travers le continent et participe, en 1982, à la réalisation des «Fleurs musicales du Cameroun», un album réalisé sur l’initiative de l’ancien président Ahmadou Ahidjo et de célèbrent artistes seront invités à décliner leurs meilleures compositions.
En 1988, Mama Ohandja est élu délégué provincial, pour le Centre, de la Mutuelle des artistes camerounais (Mac).
Fondateur du rythme «ékomot», c’est en 2007 qu’il crée et brevette le «Balafson», un petit boîtier électrique permettant de transformer les sonorités de la guitare en un son proche du balafon.
Mama Ohandja était père de 5 enfants, dont 3 filles.
