Par Ilyass Chirac Poumie
Réunis au Palais de Verre Paul Biya, siège de l’Assemblée nationale, les membres du Parlement camerounais ont officiellement ouvert les travaux du VIe Congrès consacré à la modification de certaines dispositions de la Constitution de la République. Cette session conjointe, qui regroupe députés et sénateurs, constitue une première depuis la mise en place du Sénat.
Convoqué à la demande du chef de l’État, le Congrès s’inscrit dans le cadre des dispositions constitutionnelles permettant notamment de statuer sur une révision de la Loi fondamentale. L’initiative de cette réforme revient au président Paul Biya, qui entend, selon les autorités parlementaires, adapter les institutions aux exigences actuelles du pays.
Dans son allocution d’ouverture, le président du Congrès a souligné le caractère « historique » de cette rencontre, appelant les parlementaires à examiner le projet « en bon patriotes » et dans un esprit de responsabilité. Il a insisté sur la nécessité d’une adoption à la majorité absolue des membres, conformément à la Constitution.
Ce projet de révision intervient dans un contexte national particulier, au lendemain de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Les autorités mettent en avant la volonté du chef de l’État de répondre aux attentes des citoyens et de renforcer les institutions républicaines.
Citant le discours d’investiture du 6 novembre 2025, le président du Congrès a rappelé l’appel de Paul Biya à l’unité et au rassemblement, dans le but de relever les défis auxquels le Cameroun est confronté.
Les travaux ont été officiellement ouverts, avec l’objectif affiché de marquer un tournant dans l’évolution institutionnelle du pays.
Au Cameroun, la Constitution prévoit que le Parlement réuni en Congrès peut être convoqué pour examiner des projets de révision constitutionnelle, à l’initiative conjointe du président de la République ou des parlementaires. L’adoption d’une telle réforme requiert la majorité absolue des membres du Congrès. Cette session intervient dans un contexte politique post-électoral, marqué par la réélection du président Paul Biya et par des attentes accrues en matière de gouvernance et de réformes institutionnelles.
