Par Armand Soussia
Selon un témoignage publié sur Facebook par Jean-Bruno Tagne, Paul Atanga Nji, aujourd’hui ministre influent, avait été écarté d’un gouvernement dès 2004 pour sa moralité jugée « très douteuse ». À l’époque, le président Paul Biya, confronté à la sélection des ministres, avait émis le souhait de voir Atanga Nji nommé, mais son secrétaire général Jean-Marie Atangana Mebara s’y était opposé. Biya ne cédera que des années plus tard, après le départ d’Atangana Mebara, ouvrant la voie à l’ascension de celui que Tagne qualifie de « shérif tropical ».
Dans le récit, Atanga Nji est décrit comme un faucon assumé, bénéficiant du soutien total du gouvernement et exerçant ses fonctions avec une brutalité dénoncée comme emblématique de la dérive du pouvoir. Ce contexte traduit selon l’auteur l’érosion progressive de la rigueur et de la moralité promises par Paul Biya à ses débuts, au profit d’une administration marquée par la répression, les arrestations arbitraires et le pillage des ressources publiques.
Paul Atanga Nji est un homme politique camerounais ayant occupé divers postes ministériels. Son influence s’est renforcée au fil des années, et il est aujourd’hui perçu comme un acteur clé de la gestion autoritaire et centralisée du régime. Son parcours illustre les tensions internes au sein du pouvoir camerounais et la fragilisation des institutions face à l’autoritarisme et aux pratiques clientélistes.
