Par Joseph OLINGA N.
Pour l’année 2026, le gouvernement prévoit de collecter un peu plus de 8 mille 800 milliards de Francs Cfa pour gérer ses charges traditionnelles et investir dans les projets à impacts sociaux. L’énoncé de la loi des finances de l’État souligne que le gouvernement camerounais prévoit d’emprunter 3100 milliards de Francs Cfa auprès des bailleurs de fonds internationaux pour construire les routes, les hôpitaux, les écoles et, éventuellement, créer des emplois. Seulement, les prévisions du gouvernement camerounais pourraient bien être déçues au regard de sa situation économique.
Le Fonds monétaire international (Fmi) et la Banque mondiale, principaux bailleurs vers lesquels le gouvernement prévoit aller emprunter marque des réserves au sujet du Cameroun. Les deux bailleurs de fonds indiquent en effet que le gouvernement doit effacer son ardoise vis-à-vis des entreprises locales. Les Petites et moyennes entreprises (Pme) ainsi que les autres partenaires locaux de l’Etat réclament un peu plus de 171 milliards de Francs Cfa au titre de la dette de l’Etat vis-à-vis d’eux. Une dette non payée depuis des années qui impacte sur la dynamique de l’économie nationale.
Le pays doit aussi se mettre en règle vis-à-vis du Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui lui demande de rembourser au préalable le remboursement de 573 milliards de Francs Cfa. Condition à remplir pour espéré obtenir les 3100 milliards que le gouvernement entend employer dans la réalisation des investissements locaux.
