Par Ilyass Chirac Poumie
Au Cameroun, une controverse s’installe autour de l’organisation des obsèques d’Anicet Ekane, président du Manidem. Sa sœur, Mariane Simon Ekane, a pris la parole pour clarifier la dernière volonté du défunt.
Selon elle, son frère souhaitait avant tout être enterré aux côtés de son mentor, Ernest Ouandié, et non dans une localité précise comme Bafoussam. Cette déclaration intervient après l’annonce d’une famille proposant un terrain dans cette ville pour accueillir la sépulture du leader politique, suite au refus du cimetière EEC du Plateau où repose Ouandié.
Mariane Simon Ekane insiste sur le fait que l’essentiel n’est pas le lieu, mais la proximité entre les deux hommes. Elle va jusqu’à suggérer que, si nécessaire, la tombe d’Ernest Ouandié puisse être déplacée vers le site proposé, afin de respecter strictement le vœu de son frère.
Cette prise de position relance le débat sur les modalités d’inhumation et pourrait susciter des discussions sensibles, tant sur le plan symbolique qu’historique, autour de la mémoire d’Ernest Ouandié et de sa sépulture actuelle.
Ernest Ouandié est une figure majeure de la lutte anticoloniale au Cameroun, exécuté en 1971 et considéré comme un héros national par une partie de l’opinion. Anicet Ekane, leader du MANIDEM, s’est toujours réclamé de son héritage politique, d’où son souhait de reposer à ses côtés. La question du lieu d’inhumation touche ainsi à des enjeux mémoriels et politiques sensibles.
