Par Zobel A Mbon
Cette opération, qui s’inscrit dans une dynamique de consolidation et de régulation de la filière huile de palme, vise à renforcer la production nationale d’huile de palme brute et à répondre aux besoins du marché intérieur.
Selon le communiqué de la Socapalm, cette cession permet l’émergence d’un opérateur tiers, Opalm, qui aura pour mission d’optimiser le rendement de ces terres pour combler le déficit structurel de production que connaît le pays. La transition est conduite avec un engagement fort en faveur du capital humain, avec le transfert intégral du personnel en service chez Opalm, sans rupture de leurs acquis.
L’enjeu financier et productif de cette opération dépasse la simple transaction immobilière. Il s’agit de garantir la stabilité d’un bassin d’emploi tout en augmentant les flux de matières premières vers les raffineries du Littoral et du Centre. En structurant ainsi la filière, les opérateurs visent une réduction de la dépendance aux importations et une meilleure captation de la valeur ajoutée sur le territoire camerounais.
La Socapalm maintiendra une assistance technique durant la période de prise en main opérationnelle du site pour garantir une transition fluide et responsable. Cette opération préfigure une nouvelle ère de gestion des plantations industrielles, où la collaboration entre acteurs historiques et nouveaux entrants définit la croissance agricole du pays.
Cette transaction intervient dans un contexte où la demande nationale en huile de palme brute impose une restructuration des capacités de production pour stabiliser l’approvisionnement des industries de transformation locale. La cession de la plantation d’Eséka à Opalm est donc un pas important vers la réorganisation de la filière huilière au Cameroun et la promotion de la croissance agricole du pays.
