Par Joël Onana
Dans une mise au point rendue publique, Njontu Nchinda II affirme que la chefferie administrative de Bakassa, créée par l’État du Cameroun, ne relève pas d’une transmission héréditaire. Selon lui, le décès du chef Tenekam l’année dernière entraîne une vacance du poste, qui ne peut être automatiquement comblée par son fils.
Le chef supérieur rappelle également que le défunt Tenekam avait reçu, selon ses termes, un titre de notable à la cour royale de Bansoa sans territoire à administrer, tout en précisant que Bakassa demeure structuré en quatre quartiers dirigés chacun par leurs responsables traditionnels.
Dans ce communiqué, Njontu Nchinda II met en garde contre toute confusion entretenue autour d’une « prétendue chefferie traditionnelle Bakassa » et appelle au retour à l’ordre, à la paix et au respect des usages.
Cette sortie intervient sur fond de rivalités locales et de débat public autour du statut du mari de Nourane Moluh, présenté par certains comme chef de Bakassa.
Dans plusieurs régions du Cameroun, les chefferies traditionnelles coexistent avec des chefferies administratives reconnues par l’État, ce qui peut parfois provoquer des différends sur les successions, les compétences et la légitimité des autorités locales.
