Par Sob Amyn Fouejeu
Les résultats officiels des différentes élections nous interpellent tous sur le sens de la responsabilité citoyenne. Ils nous poussent à nous demander si les Camerounais ne sont pas, malgré eux, complices de leurs propres difficultés. Prenez l’exemple de la présidentielle de 2025 : les autorités ont annoncé 3 millions 414.milles 246 abstentionnistes, soit un taux d’abstention de 42,24 %. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2018, où l’on enregistrait déjà 3 millions 077 milles 073 abstentionnistes pour un taux de 46,15 %.
Pourquoi l’abstention revient-elle systématiquement lors de l’élection présidentielle? Est-ce le signe d’une méfiance entre la population et les institutions électorales ? Où est-ce la preuve que les offres politiques peinent à convaincre ?Une chose est sûre : les acteurs politiques ont un rôle clé à jouer pour inverser cette tendance.
Rappelez-vous! Aux élections locales de 2020, le taux d’abstention a atteint un niveau record d’environ 77 %. Plusieurs raisons peuvent l’expliquer, comme l’appel au boycott du Pr Maurice Kamto, alors président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) ou encore la crise post-électorale de 2018, qui a laissé croire à beaucoup que « le vote ne change rien ».
Pourtant, voter est essentiel. C’est le fondement de toute ambition politique sérieuse. Nous devons apprendre à faire mieux avec les moyens dont nous disposons et nous battre pour améliorer nos conditions.
Ne pas voter, c’est subir les choix des autres.
Ne pas participer, c’est s’exclure du cercle des décideurs. Comme David avec sa fronde face à Goliath, nous devons nous battre avec les armes dont nous disposons — avec foi et détermination.
À l’approche des prochaines élections locales, dans un contexte encore plus difficile qu’en 2018, allons-nous répéter les mêmes erreurs ? Celle de priver nos collectivités de leaders capables d’impacter leurs communautés ? Celle de priver le parlement de représentants porteurs de réformes ? Le Fanac (le Front anti-abstentionnisme au Cameroun) n’est pas un parti politique, mais un parti pris ! C’est un cri du cœur, un appel transpartisan pour que le peuple camerounais reprenne son pouvoir !Rejoignez le mouvement !
Mobilisez vous contre l’abstentionnisme !
