Par Sandra Embollo
Yaoundé – Dans une alerte publiée le 10 juin 2026, Mandela Center International affirme que le nommé Tanlaka Godlove est détenu depuis le 19 mai 2026 au Groupement de gendarmerie territoriale de Bafoussam sans avoir été présenté à un magistrat ni entendu sur les faits qui lui sont reprochés.
Selon les révélations d’une source à Panorama Papers, le commerçant a été interpellé dans le cadre d’une enquête portant sur des marchandises qu’il aurait acquises auprès d’un magasin de vente en gros de la ville de Bafoussam. L’organisation de défense des droits humains soutient que l’intéressé demeure privé de liberté depuis près de vingt-cinq jours, alors que le délai légal de garde à vue de droit commun est limité à quarante-huit heures renouvelables une seule fois sur autorisation écrite du procureur de la République.
Mandela Center International affirme également que toute visite familiale ainsi que toute assistance humanitaire auraient été suspendues sur instruction du lieutenant-colonel Fils Tang, commandant du Groupement de gendarmerie territoriale de Bafoussam.
L’organisation dénonce une violation des droits fondamentaux du détenu et estime que cette situation contrevient aux dispositions du Code de procédure pénale ainsi qu’aux conventions internationales relatives aux droits humains ratifiées par le Cameroun.
Dans son communiqué, Mandela Center International évoque également l’existence de tensions entre le procureur de la République près les tribunaux de Bafoussam, Emerant Claude Mekok Belinga, et le lieutenant-colonel Fils Tang. L’Ong affirme que ces dissensions pourraient avoir des répercussions sur le traitement des procédures judiciaires en cours dans la localité.
Mandela Center International demande la libération immédiate de Tanlaka Godlove et appelle les autorités camerounaises, notamment le secrétaire d’État à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, Yves Landry Etoga Galax, à prendre des mesures afin de faire respecter la législation en vigueur.
Mandela Center International est une organisation non gouvernementale disposant d’un statut consultatif spécial auprès des Nations unies. Depuis plusieurs années, l’Ong publie régulièrement des alertes sur des cas présumés de détentions arbitraires et de violations des droits humains au Cameroun. Les autorités mises en cause dans cette affaire ne se sont pas encore exprimées publiquement sur les accusations formulées dans ce communiqué.

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