Par Joseph OLINGA N.
Le report de la visite annoncée du Pape Léon XIV est abondamment évoqué dans les milieux proches de l’église Catholique romaine au Cameroun. Prévue entre avril et juin prochain, la visite du Pape est fortement remise en cause du fait du manque de ressources financières. Comme l’indique des sources au sein du diocèse de Yaoundé, “certains rapports parvenus au Vatican indiquent qu’une frange de la population camerounaise juge inopportunes les dépenses à engager pour organiser la visite Pape au Cameroun.” Une réserve qui semble sérieusement prise au sérieux par le Vatican dont le discours du nouveau Pape prône l’amélioration des conditions de vie des populations, en priorité.
Si des sources médiatiques vaticanes indiquent que le gouvernement camerounais multiplie les arguments pour convaincre le Vatican sur la disponibilité du pays à recevoir le Pape Léon XIV, elles évoquent aussi les réticences provoquées par les oppositions émanant de certains prêtres camerounais qui voient en la visite du chef de l’église Catholique romaine une légitimation du contexte social et économique préoccupant que connaît le pays.
Outre les prêtres de l’église catholique romaine du Cameroun, nos sources au sein de l’archidiocèse de Yaoundé soulignent que ” le Vatican a reçu de nombreuses correspondances émanant des organisations de la société civile et des acteurs politiques qui assimilent la venue du Pape Léon au Cameroun, à la légitimation des abus politiques, sociaux et économiques attribués au pouvoir en place.”
Quoique le Vatican a ouvertement indiqué sa priorité à rencontrer les leaders de la crise anglophone en marquant le séjour au Cameroun par une visite dans la région du Nord-Ouest, notamment dans la ville de Bamenda, une source au sein de l’archidiocèse de Yaoundé évoque aussi des raisons d’insécurité qui sont de plus en plus évoquées par le comité en charge de l’organisation de la visite annoncée du Pape Léon au Cameroun.
Fortement voulue par le pouvoir en place qui pourrait en tirer un gain politique “important” après l’élection présidentielle chahutée du 12 octobre 2025, tout laisse croire, selon une source dans le sérail, que la balance pèse en défaveur du gouvernement qui fait de la quatrième visite d’un Pape au Cameroun un quasi impératif.
