Par Ross Hill
Un nouvel incident vient raviver les tensions entre La Havane et Washington. Mercredi 25 février, les garde-frontières cubains ont intercepté une vedette rapide immatriculée en Floride dans les eaux territoriales de l’île, au large de la province de Villa Clara, dans la zone du chenal d’El Pino.
Selon un communiqué du ministère cubain de l’Intérieur, l’embarcation transportait dix personnes armées. Les autorités affirment que les occupants avaient l’intention de mener une « infiltration à des fins terroristes ». Des fusils d’assaut, des armes de poing, des cocktails Molotov, des gilets pare-balles et des uniformes de camouflage auraient été saisis à bord.
D’après la version officielle, des coups de feu ont été tirés depuis la vedette lorsque les forces cubaines ont tenté de procéder à son identification. Les garde-frontières auraient riposté. L’affrontement a fait quatre morts et six blessés parmi les occupants du bateau. Un commandant cubain a également été blessé. Les autorités n’ont pas précisé la nationalité des personnes impliquées.
À Washington, les réactions sont restées prudentes. Le vice-président J.D. Vance a indiqué que les États-Unis « surveillaient » la situation, tout en reconnaissant disposer de peu d’informations. Le secrétaire d’État Marco Rubio a assuré que son pays serait prêt à « réagir en conséquence » une fois les faits établis.
La justice de Floride a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances de l’incident.
Cet épisode intervient dans un climat de fortes tensions entre les deux pays. Les États-Unis maintiennent une politique de pression accrue à l’égard de La Havane, malgré un récent assouplissement partiel de certaines sanctions pétrolières à visée humanitaire. Les relations bilatérales se sont encore dégradées après l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines au début du mois de janvier.
Les autorités cubaines affirment enquêter pour « l’entier éclaircissement des faits ». De leur côté, les responsables américains disent attendre davantage d’éléments avant de se prononcer.
