Par Julie Peh
Dans ce texte, il affirme quitter ses fonctions « sereinement », après avoir, selon ses mots, dissipé les soupçons qui pesaient sur lui. Il assure également laisser derrière lui une institution « prospère comme jamais », saluant au passage les avancées enregistrées sous la présidence de Patrice Motsepe. Cette démission intervient à un moment stratégique pour la CAF, engagée dans plusieurs chantiers de modernisation de sa gouvernance et de son organisation interne.
Nommé en 2021 au poste de Secrétaire Général, Véron Mosengo-Omba avait été choisi pour impulser une nouvelle dynamique administrative au sein de la CAF, dans un contexte de réformes profondes après plusieurs crises de gouvernance. Ancien haut cadre de la FIFA, il s’était imposé comme un acteur clé de la restructuration de l’instance africaine, notamment en matière de professionnalisation, de transparence et de gestion des compétitions. Son mandat aura cependant été marqué par des tensions internes et des controverses, alimentant des soupçons et des critiques sur la gestion administrative de la CAF. Bien que ces accusations n’aient pas toutes été formellement établies, elles ont contribué à fragiliser son positionnement à la tête de l’administration.
À ce stade, la Confédération Africaine de Football n’a pas encore communiqué sur le nom du successeur de Véron Mosengo-Omba. Toutefois, conformément aux usages au sein de l’institution, l’intérim pourrait être assuré par un Secrétaire Général adjoint ou un haut responsable administratif interne. Parmi les profils susceptibles d’assurer cette transition figurent des cadres déjà en poste au siège de la CAF au Caire, en attendant une nomination officielle validée par le président Patrice Motsepe et le comité exécutif.
Cette phase d’intérim sera déterminante pour garantir la continuité des activités, notamment à l’approche des grandes échéances sportives et institutionnelles du football africain. En quittant ses fonctions, Véron Mosengo-Omba laisse derrière lui un bilan contrasté qui est celui d’un réformateur engagé, mais aussi d’un dirigeant confronté aux réalités complexes de la gouvernance sportive africaine. Sa démission ouvre désormais une nouvelle séquence pour la CAF, appelée à consolider les acquis tout en restaurer pleinement la confiance autour de son administration centrale.
