Par Malone Swift
La tension remonte brutalement entre Washington et Téhéran. Le président américain Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social que des avions militaires américains avaient frappé des sites de stockage de missiles et de drones iraniens ainsi que des installations radar côtières, en représailles à ce qu’il qualifie de nouvelles violations iraniennes de l’accord de cessez-le-feu.
« Les États-Unis viennent de frapper des sites de stockage de missiles et de drones iraniens, ainsi que des stations radar côtières, pour avoir violé, encore une fois, l’accord de cessez-le-feu », a écrit Donald Trump, avant d’ajouter que l’Iran pourrait pousser Washington à « terminer le travail militairement ». « Si cela arrive, la République islamique d’Iran n’existera plus », a-t-il averti.
Selon le Commandement central américain (CENTCOM), ces frappes ont été menées après une série d’attaques attribuées à l’Iran contre des navires commerciaux transitant dans le détroit d’Ormuz, notamment le pétrolier M/T Kiku et le cargo Ever Lovely. Les États-Unis accusent Téhéran d’avoir utilisé des drones et d’autres moyens militaires contre la navigation commerciale internationale.
Les autorités iraniennes ont dénoncé des frappes « illégales » et accusent à leur tour Washington de violer les engagements pris dans le cadre du mémorandum de paix conclu le 17 juin dernier. Les Gardiens de la Révolution ont promis une réponse « plus large » en cas de nouvelles attaques américaines.
Cette nouvelle escalade fragilise davantage le cessez-le-feu négocié il y a seulement quelques jours et fait craindre une reprise d’un conflit ouvert entre les deux pays, avec des conséquences potentiellement majeures pour la sécurité régionale et le marché mondial de l’énergie.
Le mémorandum de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, conclu le 17 juin 2026, prévoyait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale et l’ouverture d’une période de négociations de 60 jours sur le programme nucléaire iranien et les questions de sécurité régionale. Depuis sa signature, les deux parties s’accusent mutuellement de violations répétées de l’accord, faisant planer le risque d’un effondrement total du processus de paix.

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