Par Ashton Glen
Les deux assaillants, décrits comme des adolescents vêtus de tenues de camouflage, ont ouvert le feu devant la plus grande mosquée du comté de San Diego, tuant un agent de sécurité ainsi que deux autres hommes présents à l’extérieur du lieu de culte. Les suspects ont ensuite été retrouvés morts, apparemment après s’être suicidés par balle.
Le chef de la police de San Diego, Scott Wahl, a indiqué que les autorités locales et le FBI traitaient désormais cette attaque comme un possible crime haineux.
Selon les enquêteurs, la mère de l’un des suspects avait alerté la police environ deux heures avant la fusillade. Elle avait signalé que son fils, qu’elle décrivait comme suicidaire, avait quitté le domicile familial avec trois armes à feu et un véhicule lui appartenant.
Les forces de l’ordre avaient alors commencé à rechercher les deux adolescents et renforcé la surveillance autour d’un centre commercial voisin et du lycée fréquenté par le suspect avant de recevoir les premiers appels signalant des tirs à la mosquée.
Les autorités affirment qu’aucune menace précise visant la mosquée ou un autre lieu religieux n’avait été identifiée avant l’attaque. La police évoque toutefois un contexte marqué par des discours haineux généralisés.
Tous les enfants présents dans l’école du complexe islamique au moment des faits ont été évacués sains et saufs.
L’attaque intervient à quelques jours de l’Aïd al-Adha, l’une des principales fêtes musulmanes, et du pèlerinage annuel du Hajj à La Mecque, en Arabie saoudite. Les États-Unis ont connu ces dernières années plusieurs attaques visant des lieux de culte, notamment des synagogues, des églises et des mosquées, dans un contexte de montée des violences à caractère haineux.
