Par Madani Charaf
À quelques mois de la Coupe du monde 2026, la situation de l’Iran suscite de vives interrogations. Qualifiée pour le tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la sélection iranienne tente actuellement de négocier avec la Fifa pour déplacer ses matches hors du territoire américain.
En cause, un contexte géopolitique tendu entre Téhéran et Washington, marqué notamment par des restrictions de visas et des difficultés logistiques. Ces contraintes compliquent l’organisation du séjour de la délégation iranienne, mais aussi la venue de ses supporters.
Face à ces obstacles, les autorités iraniennes privilégient une solution alternative : jouer leurs rencontres au Mexique, l’un des pays hôtes du Mondial. Une option qui permettrait d’éviter les complications liées à l’entrée sur le sol américain, tout en garantissant leur participation à la compétition.
Mais la Fifa se montre prudente. Selon plusieurs sources, l’instance dirigeante du football mondial n’est pas favorable, à ce stade, à un tel réaménagement du calendrier ou des sites, malgré la volonté affichée du Mexique d’accueillir ces matches.
Ce dossier sensible illustre une nouvelle fois l’imbrication du sport et de la politique. À l’approche du Mondial 2026, l’Iran se retrouve au cœur d’un casse-tête diplomatique qui pourrait peser sur l’organisation même de la compétition.
