Par Joël Onana
S’exprimant samedi, le président Donald Trump a affirmé qu’il n’engagerait pas de forces fédérales pour contenir des manifestations ou des émeutes dans des villes administrées par les démocrates si leurs responsables ne sollicitent pas formellement l’aide de l’État fédéral. Il a estimé que la responsabilité du maintien de l’ordre et de la protection des bâtiments fédéraux incombe d’abord aux autorités locales.
Le chef de l’État a également averti les villes concernées contre tout acte de violence ou de mépris à l’égard des forces de l’ordre, soulignant que le gouvernement fédéral n’interviendrait pas automatiquement. Il a indiqué avoir donné instruction à la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, de ne pas engager les forces fédérales dans ces villes sans demande préalable.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions politiques persistantes entre la Maison-Blanche et plusieurs grandes villes américaines dirigées par des élus démocrates, régulièrement accusées par Donald Trump de laxisme en matière de sécurité.
La question de l’intervention des forces fédérales lors de manifestations ou d’émeutes a déjà suscité de vifs débats aux États-Unis, notamment lors de précédents mouvements de protestation dans plusieurs grandes villes. Donald Trump a, à plusieurs reprises, critiqué la gestion locale de la sécurité par des municipalités démocrates, tandis que ces dernières défendent leur autonomie et dénoncent une ingérence fédérale.
