Par Ross Hill
Marjorie Taylor Greene, ancienne députée républicaine au Congrès et ex-alliée de Donald Trump, a fermement condamné les récentes frappes américaines contre des cibles en Iran, qualifiant l’action de « trahison » envers la base politique qui avait soutenu le président sur la promesse d’une politique étrangère non interventionniste.
Dans un long message publié samedi sur le réseau social X, Greene, qui a démissionné de la Chambre des représentants en janvier après une brouille publique avec Trump, a fustigé ce qu’elle considère comme un reniement du slogan « l’Amérique d’abord », pilier de la rhétorique trumpiste. Elle a reproché à l’administration d’avoir utilisé l’argument du programme nucléaire iranien, déjà avancé auparavant sans résultats concrets, pour justifier les frappes.
« On nous a répété cette histoire depuis des décennies et Trump nous a dit que ses bombardements l’été dernier avaient complètement anéanti ces installations », a écrit Greene, estimant que les justifications avancées pour l’offensive relevaient davantage de mensonges politiques que d’une réelle nécessité stratégique.
Pour l’ancienne élue, cette décision marque une rupture profonde avec les promesses de réduire l’engagement des États-Unis dans des conflits étrangers, promesse qui avait contribué à galvaniser une partie importante de la base MAGA lors de la présidentielle. Elle a également mis en avant le fait que ce qui avait été présenté comme un gouvernement différent et « pro-paix » avait, à ses yeux, déçu ceux qui espéraient une fin aux guerres interminables.
La critique de Greene illustre l’émergence de dissidences au sein même du courant trumpiste, qui doivent maintenant composer avec une stratégie militaire controversée ayant déclenché des frappes de grande ampleur contre un État souverain sans passer par l’approbation du Congrès.
