Par Oumou Fatoumata Diallo
L’Union africaine a fait part de sa vive préoccupation face à la situation en République bolivarienne du Venezuela, à la suite d’informations faisant état de l’enlèvement du président de la République, Nicolás Maduro, et d’attaques militaires visant des institutions vénézuéliennes. Dans un communiqué, l’organisation continentale a rappelé son attachement aux principes fondamentaux du droit international, en particulier le respect de la souveraineté des États, de leur intégrité territoriale et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tels que consacrés par la Charte des Nations Unies.
L’Union africaine a souligné l’importance du dialogue, du règlement pacifique des différends et du respect des cadres constitutionnels et institutionnels, estimant que les défis complexes auxquels fait face le Venezuela ne sauraient trouver de solution durable en dehors d’un processus politique inclusif mené par les Vénézuéliens eux-mêmes. Elle a également exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien et appelé l’ensemble des parties concernées à faire preuve de retenue et de responsabilité afin d’éviter toute escalade susceptible de compromettre la paix et la stabilité régionales.
La réaction de l’Union africaine intervient dans un contexte de fortes tensions internationales autour du Venezuela, marqué par une intervention militaire américaine et l’annonce de la capture du président Nicolás Maduro. Ces événements ont suscité de nombreuses réactions à travers le monde, plusieurs États et organisations internationales dénonçant une violation de la souveraineté vénézuélienne et du droit international.
Depuis plusieurs années, le Venezuela traverse une crise politique, économique et sociale profonde, accompagnée de sanctions internationales et de divisions internes persistantes. Face à cette situation, l’Union africaine réaffirme une position constante fondée sur le respect du multilatéralisme, du dialogue politique et des solutions pacifiques, privilégiant la stabilité des États et la protection des peuples contre toute ingérence susceptible d’aggraver les crises existantes.
