Par Ilyass Chirac Poumie
Des associations de Français et de Camerounais déposent une série de plaintes contre l’État du Cameroun pour la répression et les tueries de manifestants survenues durant la crise post-électorale. L’information a été communiquée à Panorama Papers par une source proche du dossier.
Selon cette source, les dossiers sont constitués et transmis devant des juridictions compétentes afin d’établir les responsabilités et d’obtenir justice pour les victimes. À ce stade, les autorités camerounaises n’ont pas réagi publiquement à ces démarches judiciaires.
Dans le même contexte politique tendu, des tensions apparaissent autour d’Issa Tchiroma Bakary depuis son discours adressé à la jeunesse camerounaise à l’occasion de la fête du 11 février. Plusieurs de ses soutiens désapprouvent sa politique de résistance et se désolidarisent progressivement.
Parmi les voix les plus critiques, Ben Modo s’est exprimé publiquement en qualifiant Issa Tchiroma Bakary de « traître » et en l’accusant de faire le jeu du pouvoir en place. Ces prises de position traduisent des fractures internes et alimentent le débat sur l’orientation stratégique adoptée par le leader politique dans la séquence post-électorale.
La crise post-électorale au Cameroun a été marquée par des manifestations et des affrontements ayant suscité de vives controverses sur la gestion sécuritaire des rassemblements. Parallèlement, le discours d’Issa Tchiroma Bakary du 11 février s’inscrit dans un climat de polarisation politique où les repositionnements et les dissensions internes se multiplient.
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