Par Hugo Fouquet
L’enquête porte sur des soupçons de blanchiment de détournement de fonds publics et de recel. Vingt-quatre personnes ont été mises en examen, dont onze membres de la famille Bongo, ainsi que plusieurs professionnels du monde des affaires, de l’immobilier et du secteur bancaire. En revanche, les enquêteurs n’ont pas retenu de poursuites contre l’ancien président Ali Bongo, estimant que les éléments recueillis ne permettaient pas d’établir un lien direct avec les malversations présumées.
Ce dossier pourrait devenir le deuxième grand procès français des « biens mal acquis » impliquant des dirigeants africains. Le premier concernait le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, définitivement condamné à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d’euros d’amende et à la confiscation de ses biens en France, une décision confirmée par la Cour de cassation.
Si un procès est ordonné, l’affaire Bongo marquera une nouvelle étape dans la lutte engagée par la justice française contre le blanchiment d’avoirs issus de détournements de fonds publics, à l’initiative notamment des ONG Transparency International France et Sherpa, à l’origine des premières plaintes ayant déclenché ces procédures.
