Par Sasha Blanche
Le leader de La France insoumise affirme vouloir accompagner la Nouvelle-Calédonie vers l’indépendance tout en accordant à la Corse un statut d’autonomie élargie, relançant ainsi le débat sur l’avenir institutionnel de ces territoires.
Lors d’une prise de parole consacrée aux questions institutionnelles, Jean-Luc Mélenchon a présenté sa vision de l’organisation territoriale de la République. Le candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027 estime que la Nouvelle-Calédonie doit pouvoir accéder à l’indépendance dans le cadre d’un processus démocratique négocié avec l’État français et les acteurs locaux.
Concernant la Corse, l’ancien député des Bouches-du-Rhône propose une « autonomie étendue », incluant des compétences renforcées dans plusieurs domaines relevant aujourd’hui de l’État. Selon lui, cette évolution permettrait de mieux répondre aux spécificités économiques, culturelles et linguistiques de l’île.
Ces annonces s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la décentralisation et la reconnaissance des particularismes territoriaux. Elles interviennent alors que les débats sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie demeurent sensibles après les récentes tensions politiques et sociales dans l’archipel.
Les propositions de Jean-Luc Mélenchon devraient susciter de vives réactions au sein de la classe politique, certains responsables défendant le maintien d’un cadre républicain unitaire tandis que d’autres plaident pour une plus grande autonomie des territoires. À moins d’un an de l’ouverture officielle de la campagne présidentielle, ces questions pourraient s’imposer comme l’un des thèmes majeurs du débat public.
