Par Madani Charaf
En Iran, d’importantes manifestations ont éclaté mercredi 8 avril 2026 sur la place Enghelab, à Téhéran, quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre Iran, les États-Unis et Israël.
Selon plusieurs témoignages, de nombreux manifestants ont envahi cette place emblématique en brandissant des drapeaux et en affichant leur loyauté au nouveau Guide suprême. Dans la foule, certains scandaient des slogans hostiles, notamment « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël », traduisant la persistance d’un fort sentiment anti-occidental malgré la trêve annoncée.
Ces rassemblements interviennent dans un contexte de grande incertitude, alors que le cessez-le-feu reste provisoire et que les autorités iraniennes ont averti qu’il ne signifiait pas la fin du conflit.
Par ailleurs, le groupe de défense des droits humains Human Rights Activists News Agency (HRANA), basé aux États-Unis, estime qu’au moins 3 500 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, un bilan qui illustre l’ampleur des violences ayant secoué le pays ces dernières semaines.
Le cessez-le-feu annoncé entre Iran, les États-Unis et Israël constitue la première pause significative dans un conflit déclenché fin février 2026. Malgré cette avancée, les tensions restent vives tant sur le terrain que dans l’opinion publique iranienne, où la défiance envers les puissances occidentales demeure profondément ancrée.
