Avec notre correspondant Amzine Madani
La diplomatie iranienne a qualifié d’« erreur stratégique majeure » la décision de l’Union européenne de désigner les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par le déploiement d’un important dispositif militaire américain au Moyen-Orient.
Selon un média d’État, les forces navales iraniennes mèneront des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz les 1er et 2 février. Le porte-parole de l’armée iranienne a averti que l’Iran riposterait « instantanément » en cas d’attaque, affirmant que de nombreuses bases américaines dans la région se trouvent à portée des missiles iraniens.
Le brigadier général Mohammad Akraminia a également évoqué les « sérieuses vulnérabilités » des porte-avions américains, quelques jours après le déploiement du porte-avions Abraham Lincoln au large des côtes iraniennes. De son côté, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, a déclaré que le pays devait se préparer « à la guerre », tout en assurant que l’Iran ne la déclencherait pas mais se défendrait avec force si elle lui était imposée.
Sur le plan international, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a appelé au dialogue avec Téhéran, notamment sur la question nucléaire, afin d’éviter une crise aux conséquences qu’il a qualifiées de dévastatrices pour la région.
Les relations entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés occidentaux se sont fortement dégradées ces dernières années, en particulier autour du programme nucléaire iranien et du rôle régional de Téhéran. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, constitue un point stratégique majeur et récurrent de tensions militaires et diplomatiques.
