Par Cynthia Konan Tawa
Dans leur décision, les juges ont estimé que les requérants n’avaient pas apporté la preuve que l’interdiction du cannabis au Kenya portait atteinte à leurs droits garantis par la Constitution. Le tribunal a ainsi refusé de créer une exception religieuse à la législation en vigueur, qui interdit la possession, la consommation et la culture du cannabis.
Les membres de la Rastafari Society of Kenya avaient pourtant précisé que leur démarche ne visait pas la légalisation générale du cannabis, mais uniquement la reconnaissance de son usage comme sacrement dans le cadre de leur foi.
À l’issue du jugement, les avocats de l’organisation ont annoncé leur intention de faire appel, estimant que la liberté de religion devrait permettre une telle exemption.
Le cannabis demeure une substance illicite au Kenya en vertu de la loi sur les stupéfiants et les substances psychotropes. Dans la tradition rastafarienne, cette plante est considérée par de nombreux fidèles comme un élément sacré utilisé lors des prières et des cérémonies religieuses. Plusieurs pays ont déjà accordé des dérogations ou assoupli leur législation pour tenir compte de ces pratiques, mais le Kenya maintient pour l’instant une interdiction stricte.
